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Le candidat traitera, au choix, l'un des deux sujets suivants :

SUJET N°l

En Tunisie, la politique du crédit a été pendant longtemps fondée sur une administration directe du crédit par la Banque Centrale.
Depuis la réforme financière, la Banque Centrale de Tunisie cherche notamment à promouvoir les marchés de capitaux et à adopter une politique monétaire fondée davantage sur le maniement des taux d'intérêt sur les marchés.
Après avoir exposé le rôle des banques commerciales dans le financement de l'économie, vous développerez celui de la Banque Centrale dans le contrôle et l'encadrement de l'activité de ces banques en insistant sur l'évolution du rôle et des fonctions de la Banque Centrale.

SUJET N°2

" Pour parvenir au progrès de l'humanité, il faut investir c'est-à-dire accumuler les moyens techniques qui permettent d'augmenter les capacités de production et de transmettre aux générations futures l'infrastructure qui constitue un élément essentiel du niveau de vie (...).
Les grandes phases de l'histoire sont scandées par la variation du taux d'investissement qui suit le mouvement économique mais en l'amplifiant (...). La croissance n'est pas possible sans une accumulation d'équipements supérieure au simple renouvellement et à la couverture des besoins de l'accroissement démographique (...). Cette corrélation investissement - croissance s'explique par les motivations du principal agent concerné : l'entreprise. Il faut les moyens d'investir : des profits. Sans profit, pas d'investissement car pas d'autofinancement ni de crédit. La situation financière des entreprises est donc essentielle. Les profits antérieurs et un taux d'endettement raisonnable sont les deux variables clés ( et liées ). Le recours au crédit ou au marché financier n'est qu'une solution partielle au besoin de financement : Pour obtenir la confiance des banques ou des épargnants qui apportent leur capital, il faut présenter un bilan positif c'est-à-dire des profits(...). Cependant, les moyens ne suffisent pas, il faut l'envie d'investir. A la suite de Malthus, Keynes a montré le rôle des débouchés dans la croissance. Son moteur, la décision d'investir, est d'abord un pari sur la croissance future qui suppose des débouchés pré-existants, suffisamment probables pour que le risque soit pris (...). Même dans de bonnes conditions, l'entrepreneur n'investit que s'il pense gagner. Ce qui suppose d'écouler les produits ( débouchés) à un prix assurant une marge suffisante c'est-à-dire une rentabilité (...). A rentabilité donnée, on se tourne plus vers l'investissement quand le coût de l'emprunt est faible ; on préfère le placement, au contraire, quand le coût de l'emprunt est élevé mais en toutes circonstances, on investit quand existent des débouchés rentables et l'on désinvestit lorsqu'ils font défaut."

                   Jean Pierre Delas
( Economie contemporaine T I)  ( 1991 )

1) Quels sont les déterminants d'une décision d'investir ? Montrez que les débouchés demeurent le facteur décisif.

2) Après avoir précisé les moyens permettant de financer les investissements, montrez que l'existence du profit est essentielle dans ce financement.

3) Expliquez la corrélation investissement - croissance.